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Le ciel du mois — Octobre 2008
Les nuits ensorcelées
par Louie Bernstein, animateur au Planétarium de Montréal
Octobre est le mois qu'on associe le plus avec l'automne. C'est le temps des récoltes, des paysages colorés et des feuilles qui tombent.
C'est également la période de l'Halloween : le soir venu, un frisson remplit l'air alors que le vent d'octobre balaie les derniers vestiges de l'été.
Dans le ciel au-dessus de nos têtes, la Lune, Vénus et Jupiter se rassemblent sous la lueur de la Voie lactée, tandis qu'à l'arrière-plan, la lointaine galaxie d'Andromède marque la frontière de notre immense domaine galactique.
Enfin, au petit matin, Mercure et Saturne se lèvent avant le Soleil pour accueillir l'aurore.
Clair de Terre sur la Lune
Farfadets, chats noirs et sorcières sur leurs balais : pas de doute, l'Halloween est de retour!
La nuit revêt alors un caractère, disons, bien particulier… Et l'un des objets célestes les plus intrigants qu'on y retrouve est sans contredit notre voisine, la Lune.
La pleine lune d'octobre est surnommée « lune des chasseurs », et elle se produira cette année le 15.
En quoi la lune des chasseurs est-elle particulière ?
En septembre et en octobre, l'orbite lunaire fait un angle très fermé avec l'horizon est pour les observateurs situés aux latitudes moyennes Nord.
Ainsi, pendant quelques jours autour de la pleine lune, les levers successifs de la Lune ne se produisent qu'une trentaine de minutes plus tard à chaque soir — considérablement moins que la moyenne habituelle de 50 minutes.
Comme il n'y a pas de période d'obscurité complète entre le coucher du Soleil et le lever de la Lune, les chasseurs d'autrefois étaient en mesure de poursuivre leurs activités bien après la tombée du jour.
Et tout comme la pleine Lune illumine la Terre, la Terre aussi éclaire la Lune en réfléchissant la lumière du Soleil.
On appelle « lumière cendrée » cette clarté qui apparaît faiblement du côté sombre du croissant lunaire.
La lumière cendrée peut être vue à tout moment de l'année, mais ce mois d'octobre commence et se termine avec de minces croissants lunaires :
vous aurez donc deux fois plus d'occasions d'observer ce phénomène d'une grande beauté.
Du côté des planètes…
Mercure réapparaît dans le ciel du matin après un mois d'absence.
La planète furtive émerge des lueurs du Soleil aux environs du 10 octobre et devient le centre d'attention à l'aube à mesure qu'elle gagne en hauteur au-dessus de l'horizon est.
Mercure atteint sa plus grande élongation à l'ouest du Soleil le 22 octobre : ce jour-là, la planète se lève une heure et quarante minutes avant le Soleil.
Ce sera sa meilleure apparition de l'année. Mais ne vous limitez pas qu'à cette date !
En effet, la fenêtre d'observation idéale pour la petite planète s'étend du 15 octobre au 6 novembre environ, après quoi Mercure replongera vers l'horizon pour se noyer à nouveau dans les lueurs du Soleil.
Le matin du 27 octobre, un mince croissant de Lune se trouvera juste sur la droite de Mercure : un joli spectacle aux jumelles.
En octobre, Vénus poursuit sa course vers l'est à travers la Balance et le Scorpion.
Ce faisant, elle gagne peu à peu de la hauteur dans le ciel du crépuscule, au-dessus de l'horizon ouest. À la fin du mois, l'éclatante planète se couche vers 19 h 20, une heure et trois quarts après le Soleil.
La Lune rendra visite à Vénus au début et à la fin du mois : cherchez le mince croissant lunaire sous la planète, juste après le coucher du Soleil, le soir du 1er et du 31 octobre.
Des jumelles rendront cette rencontre encore plus saisissante.
Pendant ce temps, Jupiter, la seconde planète la plus brillante après Vénus, continue de dominer par son éclat la « théière » du Sagittaire.
En octobre, Jupiter s'approche de plus en plus du Soleil et de l'horizon, tandis que Vénus, au contraire, s'en écarte :
à la fin du mois, on retrouvera au sud-ouest ces deux brillants luminaires dans les couleurs du crépuscule.
Le premier quartier de Lune glisse sous Jupiter le soir des 5 et 6 octobre.
Saturne, qui était absente de la scène planétaire depuis la mi-août, réapparaît au-dessus de l'horizon est avant l'aube.
La planète aux anneaux continue sa lente traversée de la constellation du Lion et gagne peu à peu de la hauteur.
À l'heure actuelle, les anneaux de Saturne sont inclinés de seulement 2 ½ degrés et nous apparaissent presque par la tranche.
Comme ils renvoient moins de lumière solaire vers la Terre, la planète paraît moins brillante qu'au cours des dernières années.
Bien qu'ils soient moins spectaculaires présentement, la vue des anneaux de Saturne dans un petit télescope demeure saisissante.
Ne manquez pas la visite du croissant lunaire qui s'approchera de Saturne le matin du 25 octobre.
… et des étoiles
Sous un ciel bien noir à la campagne, on peut apercevoir la Voie lactée qui s'élève au-dessus de l'horizon sud-ouest, entre Vénus et Jupiter.
Elle apparaît comme une bande de lumière diffuse qui se déploie au-dessus de nos têtes et traverse le Triangle d'été, formé des étoiles Véga, Déneb et Altaïr.
Ce ruban lumineux, c'est le disque aplati de notre Galaxie, vu par la tranche, de l'intérieur.
Au même moment, dans la partie est du ciel, en ligne avec Véga et Déneb, et au-dessus du Grand carré de Pégase, on peut apercevoir à l'œil nu une autre galaxie.
Connue sous le nom de galaxie d'Andromède, ou Messier 31, elle se trouve à 2,5 millions d'années-lumière de la Terre, bien au-delà des étoiles de la Voie lactée.
M31 est une galaxie spirale semblable à la nôtre, et c'est l'objet le plus lointain qu'on puisse voir à l'œil nu.
Elle apparaît comme une faible tache de lumière allongée; une simple paire de jumelles permet toutefois d'en apprécier la véritable étendue.
Enfin, les amas d'étoiles des Pléiades et des Hyades, dans le Taureau, apparaissent au-dessus de l'horizon est à la tombée de la nuit — signe certain que le mois d'octobre est arrivé. Aux jumelles, les Pléiades sont un véritable trésor.
Combien d'étoiles arrivez-vous à compter dans cet amas ? Vous devriez en distinguer au moins trente !
La Lune gibbeuse décroissante sera voisine des Pléiades le soir du 16 octobre. Qui sait, peut-être apercevrez-vous une sorcière ou deux passer à toute vitesse sur leur balai… Ou était-ce simplement une étoile filante ?
(1)Le vaisseau spatial MESSENGER fera son deuxième survol de la planète Mercure le 06 octobre.
(2) Il y aurait plus d'étoiles récemment nées émergent apparemment autour de l'Univers.
Des chercheurs de l'Université allemande de Bonn ont publié un document dans la principale revue scientifique Nature expliquant cette anomalie.
Leur étude a identifié une erreur systématique dans la méthode d'évaluation.
(3)La première mesure directe d'un champ magnétique de jeune protogalaxie conduit à un résultat opposé de celui prévu pour un objet vu tel qu'il était quand l'Univers avait environ la moitié de son âge actuel.
En utilisant un radiotélescope puissant pour scruter dans le premier Univers, une équipe d'astronomes a obtenu la première mesure directe du champ magnétique d'une galaxie naissante comme elle est apparue il y a 6.5 milliards d'ans.
(4)Les points chauds près des restes effondrés d'une étoile qui a explosé sont les échos des premiers moments du souffle, disent des scientifiques employant des données du télescope spatial Spitzer.
(5) Des chercheurs et des étudiants pour développer de petits satellites CubeSat :
un satellite d'environ la taille d'un pain sera conçu et construit à l'Université du Michigan et déployé pour étudier la météo spatiale, grâce à une nouvelle subvention de la National Science Foundation.
(6) L'ESA et les industries européennes ont mis à jour le planning des activités préparatoires pour une nouvelle tentative de lancement le 27 octobre 2008, pour le satellite de GOCE.
(7) Un 'Little Bang" a déclenché la formation du Système solaire :
pendant plusieurs décennies, les scientifiques ont discuté si le système solaire s'est formé en raison d'une onde de choc d'une étoile qui a explosé -- une supernova -- qui a déclenché l'effondrement d'un nuage de gaz dense et poussiéreux qui s'est contracté pour former le Soleil et les planètes.
Maintenant, les astrophysiciens de Carnegie Institution ont montré pour la première fois qu'une supernova pourrait en effet avoir déclenché la formation du Système solaire dans des conditions de réchauffement et de refroidissement rapides.
Améliorant l'image de Jupiter (le 06/10/2008 à 02h21)
SAlut a tous
La nouvelle technique de correction d'image fournit l'image au sol de la planète entière la plus nette à ce jour.
Une observation record de deux heures de Jupiter en utilisant une technique supérieure pour enlever le flou atmosphérique a produit la photo la plus nette de la planète entière jamais prise à partir de la Terre.
Les séries de 265 clichés obtenus avec l'instrument prototype MAD (Multi-Conjugate Adaptive Optics Demonstrator) monté sur le VLT (Very Large Telescope) de l'ESO révèlent les changements dans la brume de Jupiter, probablement en réponse à un bouleversement à l'échelle de la planète il y a plus d'un an.
Crédit : ESO/F. Marchis, M. Wong, E. Marchetti, P. Amico, S. Tordo
De la militarisation passive de l'espace à sa militarisation active (le 05/10/2008 à 00h54)
SAlut a tous
Que cela plaise ou non, la militarisation de l'espace a déjà débuté avec à la clé une course aux armements spatiaux qui risque de briser l'équilibre stratégique en vigueur depuis la chute du Mur de Berlin en 1989.
Traités internationaux
Si les traités internationaux sur le droit d'utilisation de l'espace et en particulier le Traité de l'espace, un traité international ratifié en 1967 relatif au contrôle de la militarisation de l'espace n'excluent pas la mise en orbite d'armes spatiales tant que ces dernières ne sont pas des armes de destructions massives, les responsables politiques butent sur la définition de ce qu'est une arme spatiale. S'agit t'il d'une arme située dans l'espace menaçant des objectifs spatiaux et terrestres ou faut t'il également inclure des armes terrestres dirigées contre des objectifs spatiaux ?
Ca n'a l'air de rien, mais cette question est à l'origine de difficultés diplomatiques importantes dans ce domaine ! Notez que le Traité de l'espace a été signé que par les USA, la Russie, le Royaume-Uni et la France. Les grands absents sont la Chine, le Japon, l'Inde, le Canada.
Aujourd'hui, le monde doit faire face à une militarisation passive de l'espace qui a débuté avec le début de la Conquête spatiale ! S'il est indéniable que quelques Etats investissent dans la militarisation active de l'espace, avec la ferme intention de se doter de capacités d'attaque de grandes capacités, aucun programme de cette nature a abouti.
Course aux armements spatiaux
Cette course menée, notamment, par les Etats-Unis, la Chine et dans une moindre mesure la Russie force les autres puissances spatiales à revoir leur stratégie pour ne pas être justement vulnérables à ce type d'armes dans le futur. Des nations se trouvent donc entrainées bien malgré elles dans cette course sous peine de voir se creuser un fossé 'militaire' et technologique qui sera difficile de combler plus tard.
Aujourd'hui, il ne fait guère de doute que pays ont installé des armes offensives en orbite. Les Etats-Unis surement, la Russie très certainement et la Chine en développe quelques unes. La panoplie de cet armement comprend des missiles antisatellites, des armes électroniques ainsi que des satellites pour communiquer de l'information à des systèmes d'armes de précision et les guider. Mais ce n'est pas tout, il existe également d'autres types d'armes non destructives comme des satellites duales (civils et militaires) utilisés pour observer, écouter, communiquer et collecter des informations. D'autres satellites sont utilisés pour l'alerte avancée, la défense antimissile et le brouillage.
Militarisation inéluctable
Cette militarisation est inéluctable tout simplement parce que l'économie et les capacités militaires terrestres, aériennes et navales de nombreux pays développés dépendent en partie d'infrastructures spatiales que l'on qualifiera duales. D'où la nécessiter de les sécuriser et à contrario d'être capable de les rendre inopérantes, voire de les détruire. Les Etats-Unis sont le pays dont l'économie et le dispositif global de défense dépendent plus que tout autre pays au monde de ses systèmes spatiaux.
Cependant, la plupart de ces satellites évoluent sur des orbites qui les rendent pratiquement inaccessibles. L'exemple des constellations utilisées pour les communications, l'observation et l'alerte avancée sont pratiquement inaccessibles. La destruction de quelques uns de ces satellites, nécessiterait une attaque d'envergure et n'empêcherait pas ces systèmes de continuer à fonctionner. Jusqu'à présent seuls des satellites en LEO ont pu être détruits ou neutralisés depuis le sol.
L'autre aspect est plus militaire. Tous les stratèges s'accordent à dire que l'objectif de la guerre de demain n'est pas de s'emparer du territoire adverse, mais de porter des frappes ponctuelles contre les points névralgiques de l'ennemi, et ce sans violer les frontières internationales. Les armes spatiales sont ce qui a de mieux pour aboutir à ce type d'objectif.
Les Etats-Unis et la Chine s'illustrent
La Chine n'a pas hésité à montrer que ses recherches en matière de capacités spatiales militaires avaient abouti. Ce pays a d'une part en effet réussi à " éblouir " en 2006 un satellite espion américain, ce qui suppose des capacités de localisation performantes et l'utilisation efficace d'un laser de puissance. Et d'autre part détruit début 2007 en vol d'un de ses propres satellites météorologiques par un missile balistique tiré depuis son territoire.
Quant aux Etats-Unis, ils ont également détruit un de leurs satellites espion en plein vol et accélèrent le développement de la composante spatiale de leur bouclier anti-missile qui vise à détruire les missiles longue portée pouvant atteindre son territoire.
Le Québec abriterait les plus vieilles roches terrestres (le 04/10/2008 à 03h11)
SAlut a tous
La baie d’Hudson, dans le nord du Québec, est entrée en compétition avec le Groenland.
En jeu :
les plus anciennes roches terrestres, vestige de la première croûte formée sur Terre il y a plus de quatre milliards d’années. Jusqu’à présent, le plus ancien morceau de croûte avait été retrouvé dans la ceinture d’ophiolites d’Isua, au Groenland (lire), vieille de 3,8 milliards d’années.
Les roches vertes du Nuvvuagittuq, dans la baie d’Hudson, abriteraient des roches encore plus anciennes, selon l’équipe de Jonathan O’Neil (Université McGill, Montréal).
S’appuyant sur l’analyse de deux isotopes, ces chercheurs estiment que ces roches se sont formées il y a 4,3 milliards d’années.
Elles auraient donc appartenu à la première croûte terrestre, expliquent les chercheurs dans la revue Science (26 septembre).
Toutes ces recherches sur les roches ancestrales ont permis d’établir que la tectonique des plaques avait commencé plus tôt qu’on ne pensait.
Elle était vraisemblablement déjà l’œuvre il y a 4 milliards d’années.
La sonde américaine Messenger survolera Mercure ce lundi (le 03/10/2008 à 03h08)
SAlut a tous
Un engin de l'agence spatiale américaine devrait survoler lundi prochain Mercure, la planète la plus proche du soleil, et offrir les plus gros plans jamais rapportés de sa surface.
Ce survol sera effectué par la sonde Messenger, qui est passée au-dessus de Mercure le 14 janvier dernier pendant sa mission d'observation de l'environnement proche de l'astre solaire.
Messenger devrait survoler un tiers de la surface de Mercure à une altitude de 200 km environ et à une vitesse de 24.000 km/h.
Le télescope spatial Hubble s'est placé en mode de sécurité (le 03/10/2008 à 02h34)
SAlut a tous
Dimanche dernier, 28 septembre, le télescope de la NASA et de l'ESA Hubble est automatiquement entré en mode de sécurité lorsque des erreurs ont été détectées dans un de ses éléments.
Le télescope spatial Hubble Illustration: NASA
C'est un module essentiel pour le stockage et la transmission des données .
Dans les technologies de l'information des instruments scientifiques du télescope vers la Terre qui est tombé en panne.
Les tentatives des contrôleurs au sol de réinitialiser le composant et de provoquer un téléchargement de sa mémoire (D'une manière générale, la mémoire est le stockage de l'information. C'est aussi le souvenir d'une information.) se sont révélées infructueuses.
Bientôt une nouvelle rencontre (le 02/10/2008 à 03h58)
Salut a tous
Les scientifiques de la mission MESSENGER analysent sans relâche les images de Mercure acquises lors du premier survol de la planète en Janvier dernier... en attendant le second survol prévu pour le 06 Octobre 2008.
Plans d'imagerie pour le second survol de Mercure par MESSENGER
Mariner 10, le seul vaisseau spatial à avoir visité Mercure avant la mission MESSENGER, a imagé environ 45% de la surface de la planète. Le 14 Janvier de cette année, MESSENGER a accompli avec succès son premier des trois survols prévus de Mercure, et au cours de cette rencontre l'instrument MDIS a capturé les premières images depuis le vaisseau spatial de 21% supplémentaires de la surface de Mercure.
Le 06 Octobre 2008, dans une semaine, MESSENGER survolera à nouveau Mercure, et cette fois les 1287 images prévues du MDIS couvriront une grande partie du reste de la surface de Mercure non vu auparavant par le vaisseau spatial.
Cette figure montre une carte de la surface de Mercure avec des images de Mariner 10 superposées aux mosaïques du NAC (entourées en blanc) acquises au cours du premier survol de Mercure par MESSENGER.
La carte est montrée en utilisant la convention positive Est planétocentrique qui a été adoptée par le projet MESSENGER.
Le premier survol de Mercure par MESSENGER a couvert deux grands secteurs de la surface de Mercure : la vue du croissant de Mercure lors de l'approche du vaisseau spatial et le vue entière de Mercure acquise lors du départ du vaisseau spatial.
De façon similaire, Mercure apparaîtra sous forme d'un fin croissant au cours de l'arrivée de MESSENGER pour le second survol et sous forme d'un disque presque complètement illuminé durant la phase de départ après la rencontre, et les secteurs de la surface qui seront imagés par l'instrument NAC sont indiqués en pourpre.
Comme on peut le voir dans cette figure, le second survol de MESSENGER aura pour résultat la couverture en images de presque la totale de la surface de Mercure pour la première fois.
Un paysage céleste en célébration des 10 ans d'étonnantes images d'héritage de Hubble (le 06/10/2008 à 02h41)
SAlut a tous
L'étape du 10ème anniversaire du Hubble Heritage Project du télescope spatial Hubble est célébrée avec une image « paysage » du cosmos.
Crédit : NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team (STScI/AURA)
Coupant à travers une région de formation d'étoile voisine, appelée NGC 3324, les « collines et les vallées » de gaz et de poussières sont montrées en détail complexe.
Des fines mèches de gaz ainsi que des troncs sombres de poussières qui ont des années-lumière de hauteur sont placés au milieu d'une douce lumière bleue brillante.
NGC 3324 est située dans la constellation de la Carène (Carina), à environ 7.200 années-lumière de la Terre.
Cette image est une compostion des données prises avec deux instruments scientifiques de Hubble.
Les données prises avec l'instrument ACS (Advanced Camera for Survey) en 2006 ont isolé la lumière émise par l'hydrogène.
Des données plus récentes, prises en 2008 avec l'instrument WFPC2 (Wide Field Planetary Camera 2), ont isolé la lumière émise par le gaz de soufre et d'oxygène.
Pour créer une composition en couleurs, les données du filtre de soufre sont représentées par le rouge, du filtre de l'oxygène par le bleu, et du filtre d'hydrogène par le vert.
Première grande étude scientifique dans le sud-est de l'Océan Pacifique (le 05/10/2008 à 01h01)
SAlut a tous
Plus de 70 chercheurs et scientifiques internationaux ont lancé vendredi à Pisco, sur les côtes péruviennes, la plus grande campagne d'étude océanographique dans le sud-est de l'Océan Pacifique en mettant à l'eau un sous-marin robot pour analyser le réchauffement de la planète qui pourrait bien se traduire là.... par un refroidissement.
"C'est la première fois que l'on mène une étude aussi poussée dans le sud-est de l'Océan Pacifique", déclare à l'AFP l'océanographe français Alexis Chaigneau, en soulignant que ces recherches faisaient partie du grand projet international VOCALS.
Ce projet, financé en majorité par les Etats-Unis, mobilise 150 scientifiques internationaux (océanographes, biologistes marins, climatologues...), de 40 instituts et universités (Etats-Unis, France, Grande Bretagne...) pour analyser le climat, la composition de la mer, l'atmosphère et les particularités des courants.
Outre le petit sous-marin jaune, "Pythéas", les chercheurs disposeront à la mi-octobre de plusieurs avions et bateaux de recherches, dont un navire américain, des bouées fixes, des ballons sondes, pour étudier l'Océan Pacifique de Pisco (250 km au sud de Lima) à Arica, au nord du Chili.
Les spécialistes ont mis à l'eau en face de Pisco le petit sous-marin pour effectuer durant trois mois des relevés de température, salinité et paramètres physiques.
L'engin est une sorte de "glider", un planeur sous-marin, de deux mètres de long et pesant une cinquantaine de kg. Ressemblant à une torpille, Pythéas se déplace "à la vitesse d'un nageur, plonge jusqu'à 200 m et ne consomme pas plus que deux ampoules de guirlande (d'une puissance de deux watts), explique son pilote, M. Chaigneau, de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD, France) et du laboratoire français LOCEAN.
Le submersible n'a pas de propulsion moteur et avance avec un changement du centre de gravité. Il possède une antenne sur la queue pour transmettre et recevoir des ordres, explique-t-il.
"Le trajet étant perpendiculaire à la côte, le risque est de se faire pêcher par des filets puisque Pythéas va évoluer entre 10 km et 120 km des côtes", craint le chercheur qui travaille avec une équipe formée de Jacques Grelet (IRD), Carmen Grados (IMARPE, Pérou) et l'océanographe Pierre Testor (LOCEAN/CNRS), un spécialiste en robot sous-marin.
Le sous-marin plongera environ deux heures puis remontera à la surface pour transmettre ses données. Il devra étudier la composition de l'eau, la luminosité dans cette région très particulière traversée par le courant froid de Humboldt. C'est la rencontre de ce courant froid et profond avec les eaux plus chaudes de la surface qui produit un plancton particulièrement riche et en font les eaux les plus poissonneuses de la planète.
Pierre Testor précise que le planeur sous-marin se guide depuis la terre au moyen d'un ordinateur qui passe ses instructions par satellite.
Un des objectifs de cette vaste enquête scientifique est de comprendre les interactions de l'Océan et de l'atmosphère dans cette région unique possèdant un courant froid sur les côtes chiliennes et péruviennes et la formation de nuages permanents sur une partie des zones cotières et désertiques.
"Il faut en analyser les effets sur les changements du climat" et le réchauffement global, ajoute M. Chaigneau en expliquant que l'une des hypothèses à vérifier est que le réchauffement de la planète produit un effet contraire dans cette région en refroidissant le sud-est de l'Océan Pacifique.
"Nous avons d'ailleurs des informations scientifiques prouvant un refroidissement du climat dans cette zone de l'Océan", affirme-t-il.
Des bactéries productrices d'hydrogène pourraient fournir de l'énergie propre (le 04/10/2008 à 03h24)
SAlut a tous
Des bactéries productrices d'hydrogène pourraient fournir de l'énergie propre
Une nouvelle technologie "verte" vient d'être développée par la collaboration des scientifiques de l'Agricultural Research Service (ARS) et de l'université de l'état de la Caroline du Nord : North Carolina State University (NC State).
Cette découverte est la production d'hydrogène à partir de bactéries fixatrices d'azote.
Les sources d'énergie renouvelables, comme l'hydrogène qui ne produisent pas de polluants ou de gaz à effet de serre sont nécessaires pour résoudre le problème mondiale de pénurie d'énergie.
Les combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel sont des sources d'énergie non renouvelables et fortement impliqués dans le problème de réchauffement climatique.
Un nouveau démonstrateur de voile solaire pour le Japon (le 03/10/2008 à 02h53)
SAlut a tous
Espérant faire fructifier les résultats de plusieurs expériences déjà réalisées dans le passé, une équipe du groupe d'exploration (L'exploration est le fait de chercher avec l'intention de découvrir quelque chose d'inconnu.)
spatiale de l'ISAS (Institute of Space and Astronautical Science) étudie l'envoi d'une voile solaire expérimentale (En art, il s'agit d'approches de création basées sur une remise en question des dogmes dominants tant sur le plan...) appelée "IKAROS" (Interplanetary Kite-craft Accelerated by Radiation (Le rayonnement est un transfert d'énergie sous forme d'ondes ou de particules, qui peut se produire par rayonnement...) of the Sun).
Quand elle concerne les galaxies, la diversité est partout (le 02/10/2008 à 03h53)
SAlut a tous
Il y a un viel adage en astronomie :
« Les galaxies sont comme les gens.
Elles sont seulement normales jusqu'à ce que vous finissiez par les connaître. »
Crédit : NASA, ESA, J. Dalcanton and B. Williams (University of Washington)
Cette vue est soutenue par un groupe d'astronomes après l'utilisation du télescope spatial Hubble pour étudier un grand nombre de galaxies dans notre jardin cosmique.
L'étude détaillée, appelée programme ANGST (ACS Nearby Galaxy Survey Treasury), a observé approximativement 14 millions d'étoiles dans 69 galaxies.
L'étude a exploré une région appelée « Volume Local, » et les distances à la galaxie s'étendent de 6.5 millions d'années-lumière à 13 millions d'années-lumière de la Terre.
Le Volume Local réside au delà du Groupe Local de galaxies, une collection encore plus proche de quelques douzaines de galaxies à environ 3 millions d'années-lumière de notre galaxie de la Voie lactée.
Les observations ont été faites en Novembre 2006 avec l'instrument ACS (Advanced Camera for Surveys) d'Hubble.
Les instruments européens de la sonde lunaire de l'Inde (le 01/10/2008 à 05h28)
SAlut a tous
En contribuant à trois instruments, l'Europe a pris une importante participation dans la mission lunaire Chandrayaan-1 de l'Agence Spatiale Indienne. Ces instruments ont été livrés, testés et intégrés dans le satellite. La contribution de l'ESA consiste en soutien et coordination de trois instruments européens, support pour l'optimisation de la trajectoire et le développement, et la préparation de la phase opérationnelle de tous les instruments.
Ensemble optique SIR-2
SIR-2 est un spectromètre dans le proche infrarouge géré par l'Institut Max-Planck pour l'étude du Système Solaire. Il a été livré en novembre 2007. Cet instrument doit étudier la composition géologique de la Lune et l'effet de l'environnement spatial sur sa surface. Les données serviront à l'étude de la formation des structures lunaires.
Cet instrument est dérivé du spectromètre infrarouge (SIR), qui était à bord de la sonde lunaire Smart-1 de l'ESA. Des mesures scientifiques du plus haut intérêt sont attendues de la combinaison des améliorations qui lui ont été apportées et de l'orbite basse de Chandrayaan-1.
SARA (Sub-kilo electron volt Atom Reflecting Analyser)
Cet instrument, sous la maîtrise d'oeuvre de l'Institut Suédois de Physique Spatiale, avec la contribution du Laboratoire de Science Spatiale du Centre Spatial Vikram Sarabhai (Inde), a été livré le 8 avril 2008. Il doit mesurer l'émission atomique résultant de l'interaction du vent solaire avec la surface lunaire.
SARA dérive d'instruments utilisés à bord de Mars and Venus Express. Il sera le premier instrument étudiant les interactions plasma-surface. L'expérience acquise avec SARA sera très utile pour l'Agence spatiale européenne qui développe actuellement un instrument similaire pour BepiColombo.
Spectromètre à rayons X C1XS
Le développement de C1XS résulte d'une collaboration entre Rutherford Appleton Laboratory, UK et le Centre Spatial de l'ISRO, avec le soutien de l'ESA. Il a subi les tests d'intégration sur le satellite le 22 août.
L'objectif de C1XS, la spectroscopie en rayonnement X de la Lune, nous renseignera sur l'origine et l'évolution du satellite naturel de notre planète. C1XS a bénéficié de l'héritage de D-CIXS à bord de Smart-1 et d'améliorations substantielles basées sur l'expérience acquise avec la mission lunaire de l'ESA.
L'ATV promis à un bel avenir après une rentrée atmosphérique réussie (le 30/09/2008 à 03h03)
SAlut a tous
Jules Verne, le premier véhicule de transfert automatique (ATV) européen, a terminé aujourd'hui avec succès sa mission logistique de six mois auprès de la Station spatiale internationale (ISS).
Il a effectué sa rentrée contrôlée destructive au-dessus d'une zone totalement inhabitée du Pacifique Sud. Après une manœuvre finale de désorbitation à 14h58 CEST, qui a provoqué une décélération de 70 m/s, l'ATV a pénétré dans la haute atmosphère à 120 km d'altitude à 15h31.
Il s'est disloqué à 75 km d'altitude, les derniers fragments retombant dans l'océan Pacifique quelque 12 minutes plus tard.
Rentrée dans l'atmosphère de l'ATV Jules Verne au-dessus de l'Océan Pacifique -
Image prise à approximativement 13h36 UTC de l'avion DC-8 - Crédit : ESA
Rentrée dans l'atmosphère de l'ATV Jules Verne au-dessus de l'Océan Pacifique -
Image prise à approximativement 13h36 UTC de l'avion DC-8 - Crédit : ESA
L'ATV a démontré qu'il était en mesure d'assurer une fonction logistique fondamentale pour l'ISS. Lancé le 9 mars par une Ariane-5 depuis le port spatial européen de Kourou, en Guyane française, l'ATV avait acheminé 6 tonnes de fret vers l'ISS, restant ensuite amarré à la Station pendant cinq mois.
Le fret comprenait des ergols, destinés notamment au rehaussement d'orbite de la station, de l'eau, de l'oxygène et 1,3 tonne de masse sèche (vivres, vêtements, pièces de rechange, ainsi que d'autres éléments). Pendant sa mission, il a prouvé toute l'étendue de ses capacités :
rendez-vous et amarrage automatiques, quatre rehaussements d'orbite de l'ISS afin de compenser les effets de la trainée atmosphérique, contribution au contrôle d'attitude de la station, une manœuvre destinée à éviter une collision avec les débris d'un ancien satellite arrivé dans le voisinage du complexe orbital et, pour terminer, enlèvement de 2,5 tonnes de déchets de l'ISS.
"Cette mission constitue une nouvelle avancée exceptionnelle dans une année riche en événements pour les programmes de vols habités de l'ESA", a déclaré Simonetta Di Pippo, Directrice des vols habités à l'Agence. "Avec le laboratoire Columbus, l'ATV témoigne du savoir-faire développé par l'Europe en matière de construction, de lancement et de contrôle d'une infrastructure spatiale.
Aujourd'hui, l'Europe a franchi un nouveau pas dans le développement d'une capacité qui lui permettra d'acheminer en orbite du fret et des astronautes et de les redescendre sur Terre, et qui contribuera à définir l'avenir des vols spatiaux habités, depuis l'ISS jusqu'aux futures activités d'exploration".
Après s'être détaché de la station le 5 septembre, l'ATV a exécuté pendant 23 jours des manœuvres de rephasage, qui permettent au véhicule de se repositionner correctement sous l'ISS, à l'arrière de la station.
Grâce à cette position prédéfinie, les opérations de rentrée ont pu être suivies et enregistrées depuis la station, ainsi que depuis deux avions spéciaux envoyés à proximité de la trajectoire de l'ATV pour observer sa rentrée et sa plongée vers le Pacifique Sud.
Ces observations aideront à déterminer si la fragmentation de l'ATV s'est déroulée selon les modèles mathématiques.
" Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé à la réussite totale de cette mission», a déclaré John Ellwood, Chef du projet ATV à l'ESA. «
Le mérite en revient non seulement aux équipes de l'ESA et de l'industrie, qui ont mené le projet à maturité, mais aussi au personnel du Centre de contrôle de l'ATV et à ceux qui, dans le monde entier, ont accompli un travail remarquable pendant que le véhicule se trouvait en orbite.
Nous avons là un véhicule véritablement formidable, qui revêt une importance fondamentale pour assurer la continuité du service ISS après le retrait de la navette spatiale en 2010. J'attends avec impatience le lancement du prochain ATV, en cours de production chez EADS Astrium à Brême, en Allemagne ".